de Antoine Lanciaux (2025) France animation papier découpé
Lucie, 9 ans, rejoint sa mère Caro, archéologue, au château de Bectoile. Guidée par des mésanges.
De fouilles en confidences et recherches d’indices, elle va ressusciter l’histoire de sa famille… Un conte
riche et délicieux.
Une histoire d’aventure et de famille pleine de tendresse.

Avec subtilité et pertinence, le film invite à la saine curiosité qui permet de transgresser et de grandir à l’aune du rêve-roi conçu comme espace de “libération” des angoisses et des aspirations, à l’instar des mésanges, symbole de résilience et d’aptitude à s’épanouir malgré les aléas de la vie. Les amateurs de Georges Brassens s’amuseront à le repérer en forme de clin d’œil lors
du générique de fin. Craquant Fiches du cinéma
Le titre sonne comme la promesse d’une enquête et d’un secret dévoilé… Mais ce sont plusieurs révélations qui se succèdent dans ce film plein de rebondissements, mêlant subtilement les recherches archéologiques menées par Caro, et la quête de l’histoire familiale entreprise par sa fille, Lucie, qui s’apprête à fêter ses dix ans. Celle-ci, curieuse et déterminée, n’est pas sans évoquer certains beaux personnages de jeune héroïne contemporaine dont le cinéma d’animation français nous a conté les aventures ces dernières années (en particulier Linda veut du poulet et Nina et le secret du hérisson). Ici aussi il s’agit bien d’aventures, à la fois celles provoquées par la recherche d’un passage secret ou l’exploration d’une forêt mystérieuse, mais aussi celle de la vie, lorsqu’on découvre que l’on hérite d’un passé dont il nous appartient d’éclaircir les zones d’ombre. Benshi

Le réalisateur
Antoine Lanciaux cinéaste animateur et scénariste est né en 1970 à Saint-Riquier (France), Il découvre le cinéma d’animation et réalise ses premiers films en dessins et papiers découpés à l’École supérieure des Arts appliqués de Roubaix, puis intègre l’équipe de Folimage en 1999. Il se forme notamment auprès de Michel Ocelot et Michael Dudok de Wit
Le papier découpé
L’équipe de réalisation a fait un choix très ambitieux pour animer le récit imaginé par Antoine Lanciaux – celui du papier découpé. Cette technique est ancienne puisque la réalisatrice allemande Lotte Reiniger l’a utilisée dans les années 20 pour le premier long métrage du genre, Les Aventures du Prince Ahmed . Pour Le Secret des mésanges, 2000 pantins ont été fabriqués à partir de matières diverses, chaque personnage étant décliné sous différents angles et échelles ! Sans compter la fabrication des décors et des objets… Ce choix qui nécessite beaucoup de patience et de minutie crée un univers particulier dont le lien avec l’histoire est évident pour le réalisateur : « La technique du papier découpé nous remémore des souvenirs d’enfance, mêlés à des sensations de touché, de parfums, de douceur… Une alliance idéale pour la transmission et en cohérence parfaite avec ce que je raconte dans le film. Le papier et l’histoire résonnent entre eux, suscitant ainsi de l’émotion ».